Le Cinéma, une histoire d’amour entre l’Egypte et la France

9 mars 2014 • Images, Reportages en série • 5916 vues • Pas de commentaire

Dans le studio de Superman of Cairo (voir ici le diaporama photo de 2012), j’ai trouvé un beau livre intitulé « Affiches du cinéma égyptien », une édition bilingue Arabe/Français. Les films égyptiens présentés datent des années 40, 50,60,70.

Couverture du Livre "Affiches de films égyptiens"

Leurs designs me semblent rapidement et étrangement familiers. Je découvre de nombreuses affiches traduites en français, preuve que le Cinéma égyptien intéressait alors l’hexagone.
affiche n°5 jours heureuxUn film de Mohamed Karim, 1940

Selon, le docteur Rafik El Sabban, critique de cinéma, l’histoire du Cinéma en Egypte a débuté par une histoire d’amour entre la France et l’Egypte.  Au début du 20 ème siècle, une communauté importante de français vivaient au Caire et à Alexandrie. Des écrivains, des artistes firent découvrir à leurs amis égyptiens, le Cinéma des Frères Lumière et de George Méliès. Les égyptiens trouvent alors un formidable outil pour exprimer leurs émotions si foisonnantes… Et faire rayonner leur culture sur le monde entier. Le docteur Rafik El Sabban explique également que l’histoire du Cinéma égyptien est très liée aux femmes. Une de ses particularités est d’avoir fait émerger, très tôt, des réalisatrices.
affiche n°7 la mecque le premier film documentaireL’histoire du cinéma égyptien est ancienne au regard de l’histoire mondiale du 7 ème art. Des périodes fastes ont précédé des années noires : l’Egypte a été capable de produire 80 films par an au début des années 50. Actuellement, elle produirait officiellement une quinzaine de fiction par an. C’est sans compter les films auto-produits qui fleurissent sur YouTube ou les films produits à l’étranger. Si le Docteur El Sabban parle de renaissance du cinéma égyptien, je ne serai pas aussi optimiste. Par exemple, le documentaire est un genre peu pratiqué et diffusé en Egypte et un cinéma seulement, commence tout juste à diffuser des court-métrages égyptiens (dans l’enceinte de l’Opéra House).

Mais fondamentalement, nous n’inventons rien en faisant du Cinéma aujourd’hui car l’Egypte maîtrisait déjà la 3D dans les années 40.
affiche n°8Ana El Madi (Je suis le passé), un film noir égyptien de Ezzel Dine Zulficcar, 1951

Que dire de la sensualité, de l’amour qui se dégagent de nombreuses affiches présentées dans le livre? Plus je les observe et plus j’ai le sentiment de vivre en Egypte un présent uniquement fait de souvenirs, de rêves et de fantasme liés à l’histoire passée du Pays.
affiche n°2 with love yearningaffiche n°1 Sins of love

 

 

Pourtant, je crois que jamais l’amour ne mourra en Egypte… 

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